Romans déposés en 2016



« A l’ombre des vainqueurs », Marie-Laure de CAZOTTE (Albin Michel)

Eté 1940, Joseph a sept ans. L’Alsace est annexée à l’Allemagne. Du jour au lendemain, Joseph et les habitants de son village sont contraints de parler allemand et de se plier à la dictature du Reich. Les livres en français sont brûlés, la cathédrale de Strasbourg fermée, les juifs et les insoumis expulsés. Soudain, le père de Joseph est arrêté. Il ne reviendra que six ans plus tard, prisonnier de ses obsessions et de son passé.

« Au temps pour nous », Caroline LUNOIR (Actes Sud)

Défiant l’un des derniers hivers de la Seconde Guerre, les hommes du capitaine Sonnal vont de campements en embuscades, luttent, s’épaulent, ont froid et faim, sont las. Ils doivent maintenir l’activité du groupe, coûte que coûte, avec pour ciment la discipline et la rudesse des jours qu’ils partagent. Si certains cherchent la gloire et d’autres la liberté, tous vivent avec la mort au bout des doigts, le pouvoir de tuer, le devoir de juger.

« Baïnes », France CAVALIE (Laffont)

Dans les baïnes du littoral aquitain se forment des courants terriblement dangereux, contre lesquels il serait suicidaire de lutter. La seule chance d’en sortir vivant est de se laisser porter. D’avoir confiance. Au risque d’échouer bien loin de son point de départ… C’est une métaphore de ce qui va arriver à Rose, 30 ans, mère divorcée de jumeaux de 10 ans, éperdument amoureuse d’Oleg, galeriste d’art contemporain qu’elle épouse quelques semaines après leur rencontre à Paris, l’été 1984.

« Du sexe », Boris LE ROY (Actes Sud)

Esprit brillant et visionnaire, Eliel se contente de végéter sur les voies secondaires du grand rêve démocratique. Sa vie sexuelle, en revanche, hyperactive et singulièrement théorique, tutoie les sommets.

« Fume, c’est du belge », John ELLYTON (Cactus inébranlable)

À cinquante balais bien tassés, ce vieil anar de François souhaiterait bien raccrocher et passer plus de temps avec Germaine sur ses genoux. C’est sans compter le paquet de paranos équitablement partagés entre les méchants qui ne l’aiment pas et les gentils qui ne l’aiment pas non plus.

« Il bouge encore », Jennifer MURZEAU (Robert Laffont)

Antoine tombe de très haut quand on lui apprend qu’il est renvoyé de son entreprise. Il tombe d’encore plus haut à la réaction de Mélanie, sa compagne. Celle qu’il croyait être sa moitié peine à cacher son désarroi, son mépris progressif pour cet homme en qui elle avait placé tous ses espoirs d’ascension sociale, l’argent, la maison, le bébé…

« Incidents voyageurs », Frioux DALIBOR (Seuil)

L’enfer, chaque passager d’un train de banlieue sait à quoi il pourrait ressembler : un wagon bondé, abandonné quelque part sur le réseau, après avoir vogué d’incident en incident. Coincés dans un tunnel du RER A, la ligne la plus chargée d’Europe, les deux mille voyageurs entassés n’ont tout d’abord pas voulu y croire. Ça ne durerait qu’une heure, qu’une matinée tout au plus. Mais c’est en vain que les batteries des portables se sont déchargées, que les larmes ont coulé et que les signaux d’alarme ont été tirés.

« L’aménagement du territoire », Aurélien BELLANGER (Gallimard)

La France est devenue un paysage lointain. Dans un village oublié par l’histoire, un château se délabre au bord d’une rivière. Les travaux d’une ligne à grande vitesse vont pourtant réveiller quelque chose qui sommeillait ici depuis la nuit des temps. Une machination secrète que chacun va chercher à faire jouer en sa faveur.

« L’importun », Aude LE CORFF (Flammarion)

Une nouvelle maison, pleine de charme, qui se révèle inquiétante. L’ancien propriétaire ombrageux qui s’impose. Lorsque la narratrice emménage avec son mari et ses enfants, elle n’imagine pas que sa vie va étrangement basculer. Quels souvenirs hantent le vieil homme ? Quelle réparation cherche-t-il auprès d’elle ?

« La perspective du primate », Jean-Fabien (Paul&Mike)

Roman introspectif, journal initiatique d’un quadra à la dérive, ping pong entre hommes et femmes, La perspective du primate est tout cela à la fois, mais est avant tout un roman qui mènera son héros de l’Indonésie aux Etats-Unis, en passant par Aix-en-Provence et le Mexique (…)

« La rue de la ruche », Philippe LECLERCQ (L’Harmattan)

Un déménagement banal, comme il en existe tant. Et pourtant, dès le départ, le narrateur sent un malaise. L’endroit n’est pas vide. La rue de la Ruche bourdonne dans une vibration magnétique. Peu à peu, elle prend le pouvoir et l’appartement est complice. C’est l’histoire d’une obsession.

« La simplicité du coup de massue », Elise TIELROOY (Belfond)

Qu’est-il donc arrivé à Marion D., mère de famille exemplaire, épouse aimante, pour qu’elle devienne la grande Barbatruc, icône de la contestation, égérie des activistes ? Coqueluche des médias, recherchée par toutes les polices de France mais toujours impeccable, elle défie l’ordre établi aux heures de bureau puis rentre se cacher dans son appartement de rêve. Elle se croyait à l’abri derrière ses lunettes noires, sa fourrure et sa respectabilité…

« La vie sur le fil », Aline KINER (Liana Levi)

Une cabine téléphonique à Belleville. Une sonnerie qui résonne dans le vide chaque jour à midi. Répondre serait absurde. C’est pourtant ce que fait Eva. Pour cette jeune femme qui a mis sa vie entre parenthèses depuis qu’un cancer la menace, la voix venue des bords du Nil va devenir un point d’ancrage.

« Le garçon du Rwanda », Bernard DAN (Aube)

Bernard Dan réussit dans ce roman à nous faire croire en la rencontre parfaitement improbable d’un homme qui souffre de l’histoire de ses racines et d’une femme qui questionne ses origines, l’agrémentant d’un joli conte sur le fonctionnement du cerveau humain et la nécessité – vitale – de rêver.

« Le triangle d’hiver », Julia DECK (Minuit)

Mademoiselle ne veut plus travailler. Mademoiselle est criblée de dettes. La vie serait tellement plus simple sous une nouvelle identité. Qu’à cela ne tienne, elle emprunte celle de la romancière Bérénice Beaurivage, change de ville et rencontre l’Inspecteur, dont elle tombe aussitôt amoureuse.

« Les étrangères », Irina TEODORESCU (Gaia)

Leur histoire est celle d’une passion dévorante et sensuelle. Joséphine est roumaine et française, étrangère à Bucarest comme à Paris. Avec une question en suspens : peut-on être amoureuse de sa professeure de violon ?

« Les maîtres du printemps », Isabelle STIBBE (Serge Safran)

Un métallurgiste. Un artiste. Un député. Trois hommes que tout sépare se retrouvent au coeur du combat pour sauver le dernier haut-fourneau d’Aublange, en Lorraine. Les parcours s’entrecroisent, les espoirs grandissent. Face à laideur sociale, la beauté n’est jamais loin. Notamment dans le spectacle grandiose de la fonte en fusion, la solidarité à l’oeuvre ou une naissance à venir…

« Les neiges de Damas », Aude SEIGNE (Zoé)

Voici un livre sur Damas qui ne parle pas de Damas. C’est un hivernage intime, un trajet de taupe, un enfouissement. Une saison d’hiver passée en 2008 dans le sous terrain du musée national de Damas à dépoussiérer, photographier et répertorier des tablettes sumériennes. Alice raconte cette aventure six ans plus tard quand la Syrie n’est plus celle qu’elle a connue. Alice est une jeune femme qui, quittant l’adolescence, perd l’illusion que l’âge adulte est un état plane et heureux, qui serait le résultat du chemin tortueux de l’adolescence.

« Les notes de la mousson », Fanny SAINTENOY (Versilio)

Kanou, un petit prince choyé par tous, grandit dans la douceur et les couleurs de Pondichéry, mais quand sa mère, Galta, remonte le fil de son passé, elle découvre les vestiges d’un secret de famille qui va menacer le monde idyllique de son fils. Seule Angèle, à Paris, connaît l’histoire douloureuse qui les lie tous les trois, une vérité sombre qui changera leurs destinées.

« Les nouvelles enquêtes de Monsieur Proust », Pierre-Yves LEPRINCE (Gallimard)

J’avais attendu trois mois avant de revoir Monsieur Proust, une domestique me fit entrer dans une salle à manger funéraire en me disant : « Attends Monsieur ici, ne t’assoye pas, touche à rien. » On me laissa debout sans refermer la porte, pour me surveiller au cas où je déroberais quelque chose, un meuble sous ma veste, des tableaux dans mes poches, la suspension dans mon chapeau ?

« Les sangs », Audrée WILHELMY (Grasset)

De son aïeul grand officier, Féléor Barthélémy Rü ne reçoit pas seulement une immense fortune ; il hérite également du désir de tuer et d’un goût pour la chair crue. Ces plaisirs, il les développe au contact des femmes qu’il croise et qui deviennent, pour certaines, ses épouses et victimes. D’une manière bien étrange, celui qu’on appelle l’Ogre, dans la Cité, attire à lui des proies presque consentantes.

« L’égaré de Lisbonne », Bruno d’HALLUIN (Gaia)

João, cosmographe du roi de Portugal, est embarqué comme médecin à bord d’une caravelle en quête de la route des Indes. Affronter le scorbut, la gangrène, les vents capricieux, pour le commerce des épices, ou pour cartographier l’Afrique?

« Mon amour », Julie BONNIE (Grasset)

Un homme et une femme s’écrivent. Ils s’aiment, elle vient d’accoucher de leur enfant et lui, pianiste de jazz, a dû partir en tournée. Elle est seule avec leur fille, Tess, il est seul avec sa musique. Passion amoureuse, fusion maternelle et engagement artistique s’entremêlent et s’entredévorent. Il a peur de son rôle de père, elle est happée par sa maternité.

« Nos souvenirs flottent dans une mare poisseuse », Michael URAS (Lucquin)

Dans son cercueil, il ressemblait à un tableau de Francis Bacon ou à un Picasso période bleue. Voilà à quoi servait la culture : sortir mon oncle de sa tombe et l’élever au rang d’une oeuvre d’art ». Chroniques d’une enfance rythmée entre la Sardaigne, lumineuse, et le quotidien gris du nord de la France.

« Simon, Anna, les lunes et les soleils », Verena HANF (Le Castor Astral)

Lorsque sa compagne le quitte brutalement et sans explication, Simon s’effondre. Il décide alors d’aller passer quelques jours dans le village alsacien où il a vécu les moments les plus heureux de son enfance. C’est là qu’il fait la connaissance d’Anna, venue mettre de l’ordre dans un passé douloureux. Bientôt, la neige se met à tomber et la machine des souvenirs s’éveille.

« Stay behind », Frédéric SAENEN (Weyrich)

Stay behind, « rester derrière ». L’expression désignait de très secrètes cellules de renseignement et de résistance armée établies par l’OTAN. Son écho a hanté la guerre froide jusqu’aux années 80, ces années de plomb à la belge, quand de mystérieux tueurs couraient les shoppings du Brabant. Mickaël a trente ans, une petite fille et de modestes boulots de traduction.

« Tandis que je me dénude », Jessica L.NELSON (Belfond)

Inspirée par ce qu’elle a vécu lors de la sortie de son premier roman, l’auteure met en scène une jeune romancière qui, se sentant épiée et jugée de toute part, met son coeur à nu le temps d’une émission, dévoilant ses contradictions et ses peurs aux autres invités (…)

« Territoires », Olivier NOREK (Michel Lafon)

Depuis la dernière enquête du capitaine Victor Coste et de son équipe, le calme semble être revenu au sein du SDPJ 93. Pas pour longtemps, hélas ! L’exécution sommaire de trois jeunes caïds va les entraîner sur des pistes inimaginables.

« Un caillou dans la chaussure », Mathieu TAZO (Daphnis et Chloé)

Un village ensoleillé de l’arrière-pays varois, une élection facile à la mairie et un repreneur pour l’usine de lavande. Tout va bien. Un amour de jeunesse d’une beauté troublante, le fils d’un gendarme assassiné qui cherche vengeance et une enquête qui reprend. Tout va mal.

« Un été », Vincent ALMENDROS (Les Editions de Minuit)

Jean, mon frère, venait d’acheter un voilier et m’invitait à passer quelques jours en mer. Je n’étais pas certain que ce soit une bonne idée que nous partions en vacances ensemble. Quand je dis « nous », je ne pensais pas à Jean. Je pensais à Jeanne. A Jeanne et moi.

« Un poème à vingt francs », Pascale TOUSSAINT (Zellige)

Quelle chierie! Et quels monstres d’innocence ces paysans… Pas un livre, pas un cabaret à portée de moi… Quelle horreur que cette campagne… Comme Rimbaud, Marcel a fui l’Ardenne. Et comme lui, il a aussitôt regretté l’odeur du laitage dans l’air du soir ou celle de l’étable, pleine de fumier chaud… Il vient de mourir. Il avait quatre-vingt-huit ans. Il aimait Agathe, la mer, le vin et les livres. Sa fille se souvient que petite, il l’a payée vingt francs pour dire un poème.

« Une maison jaune », Seran ABIGAIL (Plaisirs de lire)

Un jour, Charlotte découvre dans la maison de maître où elle a récemment emménagé avec sa mère des petits papiers écrits bien des années auparavant. Curieuse, elle décide de remonter la trace de ces mots. Il s’avère qu’entre ces murs, deux autres adolescentes ont vécu avant elle : Léonie, issue d’une famille de notables de l’entre-deux-guerres et Pia, émigrée italienne dans les années cinquante.

« Une peine capitale », Christian ASTOLFI (Flammarion)

« Exécuteur en chef des arrêts criminels de la République ». C’est le métier de son père. Durant son enfance, le jeune garçon attend chaque nouvelle exécution partagé entre la culpabilité complice du drame et le soulagement de rester seul avec la jeune Daria. Quand son père lui demande de venir l’assister pour sa dernière exécution, quatre ans avant l’abolition de la peine de mort, il comprend qu’il n’en fera pas son successeur.