Géopark Famenne-Ardenne




Un Geopark mondial UNESCO est un label décerné par l’UNESCO à un espace territorial qui présente et valorise un héritage géologique d’importance internationale. Il vise le développement durable d’une région. L’UNESCO favorise en cela la réappropriation du patrimoine naturel et culturel par les habitants.

Le candidat Geopark Famenne-Ardenne, d’une superficie de 911 km2 pour 67.000 habitants, associe les communes de Beauraing, Durbuy, Hotton, Marche-en-Famenne, Nassogne, Rochefort, Tellin et Wellin.  Au-delà des communes, l’asbl Geopark est composée de scientifiques des Universités de Mons et Namur, de l’Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique, d’archéologue, de la CWEPSS, mais aussi d’Attractions et Tourisme et de trois Maisons du Tourisme.

La base de la candidature du Geopark repose sur les vallées de trois rivières (la Lesse, la Lomme, l’Ourthe) qui présentent un extraordinaire potentiel géologique largement valorisé à des fins touristiques et scientifiques, parmi lesquelles :

  • des grottes et des sites karstiques exceptionnels uniques à l’échelle européenne;
  • des sites d’intérêts scientifiques étudiés depuis de nombreuses années,…;
  • de nombreuses initiatives locales valorisant le patrimoine naturel;
  • des roches constituées de carbonates caractéristiques de paléo-climats et de paléo-environnements;
  • des paysages dont la géomorphologie reflète directement la nature du sol;
  • des sols permettant le développement d’une large biodiversité;
  • un patrimoine bâti riche de matériaux diversifiés qui trouve son origine dans notre environnement.

La « Calestienne » est le fil conducteur du Geopark Famenne-Ardenne. La région, comprise dans les bassins de la Lesse, de la Lomme et de l’Ourthe, est l’une des plus riches de Belgique et d’Europe en phénomènes karstiques.  Cette région résume l’histoire géologique de la sédimentation marine durant le Dévonien suivie par la tectogenèse varisque qui forma de nombreux plis et failles aujourd’hui visibles dans le paysage. Durant le Cénozoïque, un climat chaud et humide altère profondément les roches calcaires. Au même moment, le socle ardennais se soulève, le réseau hydrographique s’enfonce et les grottes se forment créant des systèmes « perte – résurgence » dont les plus longs (Han-sur-Lesse et Lorette) dépassent les 10 km de développement.

Les recherches scientifiques tant géologiques (karstogénèse, paléoclimatologie, …) que géomorphologiques et hydrogéologiques contribuent à la bonne compréhension des phénomènes naturels. Les résultats de ces recherches sont régulièrement publiés.

Fort de tous ces éléments, la candidature en tant que Geopark Famenne-Ardenne a été déposée à l’UNESCO fin novembre 2016. Ce nouveau dossier matérialisera les recommandations faites par les experts UNESCO venus pour une première évaluation en août 2015. Il n’y a pas de Geopark en Belgique à l’heure actuelle. Le Geopark Famenne-Ardenne dispose de tous les atouts nécessaires pour obtenir cette labellisation UNESCO qui serait un véritable catalyseur de développement international, scientifique, socio-économique et touristique.