Romans déposés en 2014



« Au gré des girouettes », Bruno MAREE (Memory press-Belgique)

« De mon perchoir, je vois tout! Et ce n’est pas toujours très joli… mais les oeuvres de ce bon gars qui creuse des trous comme d’autres composent des poèmes me consolent des scènes peu glorieuses perçues de mon observatoire et des vicissitudes de ma fonction de girouette, battue par les vents, secouée par le vacarme des cloches, drossée par les pluies d’orages et recuite par les ardeurs d’un soleil implacable. »

« Bel-Air »,Lionel SALAUN (Liana Levi-France)

Une sous-préfecture, quelque part en France, dans les années 50. A l’écart du centre-ville, la cité populaire de Bel-Air et son bistrot éponyme. Ouvriers, commerçants, personnalités du quartier s’y retrouvent pour commenter actualités et rumeurs. C’est aussi le QG d’une bande d’adolescents emmenée par Gérard et Franck, des amis, presque des frères, dont les personnalités vont sur une période de quatre ans considérablement diverger.

« Bienvenue en Norlande », Véronique SELS (Genèse-Belgique)

Paul Maréchal est un jeune homme bien. Bon fils et bon camarade. Le bac en poche, il choisit de poursuivre ses études universitaires en Norlande, un pays au confluent de la France, de l’Allemagne et de la Belgique, en apparence paisible et sans histoire.

« Citoyen Park », Charly DELWART (Seuil-France)

Il a repris l’entreprise familiale, un régime dictatorial, le Kamcha du Nord. Il aurait pu être réalisateur, diriger une fiction. C’est ce qu’il fait aussi, le pays entier comme un studio gigantesque.

« Comme un frère », Stéphanie POLACK (Stock-France)

Partie sur les traces de son histoire familiale, une jeune femme poursuit le souvenir d’un condamné à mort : un garçon de 24 ans embarqué dans un braquage suicidaire en 1954. La postérité a retenu qu’il avait retrouvé la foi en prison. La justice en a fait un monstre, l’église a voulu en faire un saint. Qui était-il ? Que cherchait-il ?

« Invulnérable », Iris WONG (Stock-France)

Une jeune femme s’enferme avec le cadavre de son mari la veille de son enterrement. Elle compte sur cet ultime face à face pour percer le mystère de son suicide et chasser toute trace de chagrin et de culpabilité. Elle nourrit même le fol espoir d’en sortir grandie et plus invulnérable que jamais.

« L’attachement », Florence NOIVILLE (Stock-France)

Quand Anna découvre la longue lettre que sa mère Marie a écrite, cette dernière est morte. Et a disparu avec son secret. Cette lettre est adressée à son premier grand amour, un professeur beaucoup plus âgé qu’elle, tellement moins gracieux. Cette lettre, Marie l’a-t-elle envoyée ? Cet homme l’a-t-il reçue ? Anna enquête alors auprès de sa famille et d’anciens camarades, et cherche à comprendre ce qui a lié sa mère à ce professeur.

« La biographie », Didier DESBRUGERES (Gaïa-France)

Harry et Zadel souhaitent la meilleure destinée pour leur enfant à venir, un fils, à n’en pas douter. Comme nombre de concitoyens, ils font appel à un biographe pour consigner dans un ouvrage de belle facture la vie de leur progéniture. Mais leurs moyens sont modestes et ils ne peuvent s’offrir que les services d’un biographe de piètre qualité, sorte d’écrivaillon contrarié.

« La liste de mes envies », Grégoire DELACOURT (J-C.Lattès-France)

Jocelyne, dite Jo, rêvait d’être styliste à Paris. Elle est mercière à Arras. Elle aime les jolies silhouettes mais n’a pas tout à fait la taille mannequin. Elle aime les livres et écrit un blog de dentellières. Sa mère lui manque et toutes les six minutes son père, malade, oublie sa vie. Elle attendait le prince charmant et c’est Jocelyn, dit Jo, qui s’est présenté. Ils ont eu deux enfants, perdu un ange, et ce deuil a déréglé les choses entre eux.

« La rencontre », Isabelle PESTRE (Belfond-France)

Une nuit, au volant de sa voiture, Marie percute un cycliste. Bouleversée, incapable de porter secours au blessé, elle remonte dans son véhicule. Ici débute l’errance. Marie roule puis marche, se fuit sans répit. De quelle vie pourrait-elle se satisfaire, à présent que sa trajectoire a dévié ? Il y a tant de dangers, de façons de se perdre… Marie écoutera-t-elle la petite voix qui lui crie de revenir sur ses pas et de pousser les grilles de l’Yprée ? L’Yprée, c’est un parc somptueux, mélancolique, sauvé des ténèbres par Gaspard Davrière, un grand paysagiste en passe de devenir aveugle.

« La ruche », Arthur LOUSTALOT (Jean-Claude Lattès-France)

Dans la cuisine, assises à la table, les sours boivent des bières et du whisky. Un nuage de fumée les entoure – cigarette sur cigarette. Le rideau est tiré et dehors, la rue est silencieuse. Vous vous souvenez de leurs disputes ? demande Claire. Oui, on se souvient. Louise jette son mégot dans un cadavre de bière. Mais vous vous souvenez de ce que ça nous faisait ? Claire insiste. Cette violence ? dit Marion. Et ce que ça a laissé en nous, chuchote Claire. Vous vous souvenez de la première fois où papa est parti ? répète Marion.

« La vie rêvée d’Ernesto G. », Jean-Michel GUENASSIA (Albin Michel-France)

Paris-Alger-Prague. Des années 30 aux années 80. Des guinguettes de Joinville à la peste d’Alger, de la guerre à l’effondrement communiste. La trajectoire de Joseph Kaplan, fils et petit-fils de médecins juifs praguois, héros malgré lui, fataliste et optimiste à sa manière. Ses amours, ses engagements et ses désillusions.

« Le cadeau de Noël », Daniel ABIMI (Capiche – Suisse)

Moins de sang, plus de sperme… À peine remis des tueries du Dernier Échangeur, Michel Rod s’offre son Cadeau de Noël. À la veille du réveillon, le journaliste barbote au fond de son verre, le père Noël fait jouer les enfants sur ses genoux et une jeune pompiste est abattue dans une station d’essence…(suite)

« Le roman de Don Juan », Antonio ALBANESE (L’âge d’homme – Suisse)

« Anne voulait en savoir plus et elle insista : – Mais qu’est-ce qu’il raconte, ce roman ? Velasco comprit qu’il ne pourrait pas y échapper, et d’ailleurs le voulait-il vraiment ? Et il se résigna : – Mon idée, c’était que le roman de Grandolfi soit une parodie de ces romans à l’eau de rose qui ont tellement de succès aujourd’hui. Je voulais aligner les clichés à chaque phrase, ridiculiser le genre. – Et pourquoi ça n’a pas marché ? – C’est difficile à dire… »…(suite)

« Le syndrome de la vis », Marie-Rénée LAVOIE (XYZ-Québec)

Josée souffre d’insomnie chronique. Parfois, elle n’arrive plus à comprendre les choses les plus simples, tant sa fatigue l’accable. « Pense à rien. Pis dors », lui dit son chum Philippe, excédé. Mais ne penser à rien est impossible pour cette femme dont les pensées ne cessent de tourner dans sa tête, telle une vis sans fin.

« Les choix secrets », Hervé Bel (J-C.Lattès-France)

Il n’y a plus que la cuisine et le mari, le ciel gris derrière la mousseline des rideaux, et ce présent dont il faut bien se contenter. Ce présent est sa prison. Plus jeune, elle l’a supporté parce que, concevant l’avenir comme un espace vierge, un monde à lui tout seul, elle a cru que celui-ci prendrait un jour la place de celui-là et changerait le goût de sa vie. Mais le temps n’a fait que traverser son corps.

« Les Impurs », Caroline BOIDE (Serge Safran-France)

Fin des années cinquante, en Algérie. David, ébéniste juif de Batna, rencontre par hasard Malek, jeune musulmane qui n’a d’autre religion que celle des livres. Ensemble ils découvrent l’amour fou, alors que la guerre civile ébranle le pays.

« Les lignes de ta paume », Douna LOUP (Mercure de France-France)

« Je suis une grand-mère sur patins à roulettes. J’avance, je fonce, je ne m’arrête pas une seconde. Peut-être que si je m’arrêtais je tomberais. Peut-être que si je ralentissais, mon coeur aussi ralentirait dans une lente asphyxie. Peut-être que l’effort, le travail, la vitesse me tiennent lieu de moteur, de ronron dans les veines, que les pinceaux sont mes meilleures jambes et la fatigue ma plus tendre amie…

« Les Ombres de l’Adret », Laurence THIRION (Memory press-Belgique)

L’adret : versant de la montagne la plupart du temps ensoleillé. Le titre nous révèle déjà le paradoxe : les ombres de cet adret, ces endroits où nul ne s’aventure impunément et ne ressort intact, ces zones stagnantes en nous où nous risquons parfois de nous enliser… L’Adret est aussi le nom du hameau qui surplombe Cornillac, ce village isolé de la Drôme où Elise est venue passer quelques semaines sabbatiques.

« Les Petites Mères », Sandrine ROUDEIX (Flammarion-France)

Concepción, Fernande et Babeth. Trois femmes d’une même famille, trois femmes abandonnées par l’homme qu’elles aimaient, trois femmes qui ont élevé seules leur fille. Ce sont elles, les petites mères, comme les surnomme Rose. Rose qui, justement, vient dîner ce soir pour leur présenter son fiancé. Rose, la fille de Babeth, qui est partie vivre si loin, depuis si longtemps. Son retour réveille le passé, et avec lui la peur, les malentendus.

« Les Singularités », Benoît QUESSY (Québec Amérique-Québec)

Voici l’histoire d’amour improbable de deux individus que tout oppose : l’un est journaliste en astrophysique, l’autre donne dans l’astrologie ! Évoluant dans un sympathique groupe d’amis qui tentent de jouer les entremetteurs, nos deux célibataires, Alexandre et Chloé, nous en feront découvrir davantage sur le boson de Higgs et l’origine de l’univers, envers et contre les astres.

« Les veilleurs de chagrin », Nicole ROLAND (Actes Sud-France)

Les os sont les sujets du “royaume de la mort” que gouverne Esther Guardi. Anthropologue spécialisée en paléo-pathologie, elle se penche sur l’examen de stigmates osseux à la recherche des lignes de Harris, ces aspérités qui indiquent maladies et blessures anciennes, et tente d’en interpréter le sens.

« Max en apparence », Nathalie SKOWRONEK (Arléa-France)

En apparence, Max avait laissé Auschwitz derrière lui. Une histoire ancienne qui avait fini par s’effacer, comme dans mon souvenir le numéro tatoué sur son bras qu’enfant je connaissais par cœur, et que j’avais pourtant fini par oublier. Mon grand-père Max était à présent un homme d’affaires qui, associé à Pavel, son vieil ami des camps, trafiquait par-dessus le mur de Berlin pour alimenter la nomenklatura d’Allemagne de l’Est en produits de luxe et marchés divers.

« Mère de l’année », Line ALEXANDRE (Luce Wilquin-Belgique)

Si l’amour est la grande question de l’existence, quelle en est la réponse ?

Lisa ne sait pas, Lisa pour qui tout débute quand une amie l’inscrit en cachette au concours de la meilleure mère de l’année. Cette amie trop bien intentionnée rêvait qu’on lui dise en face qu’il n’est pas si évident d’être une bonne mère… (suite)

« My name is Billie Holyday », Viktor LAZLO (Albin Michel-France)

« Un visage de femme photographié de trois quart, étiré vers l’avant, le menton légèrement relevé qui cherche la lumière, un beau visage brun, aux yeux indiens, une chevelure défrisée, domptée dans une queue de cheval accrochée au sommet du crâne et un prénom d’homme et un nom qui promet du bon temps. Billie Holiday. »

« Puzzle », Martine ROUHART (Memory press-Belgique)

Marie, jeune femme de 22 ans, fréquente beaucoup sa grand-mère Alice, et pressent qu’il y a eu dans sa famille des drames tus, non-dits qui, trois générations plus tard, empoisonnent encore la vie de tout un chacun . En 1943, il s’est passé dans la vie de Lucien, le père d’Alice, une chose atroce, que nul ne connaît, mais qui justifie son entrée aussi subite que définitive dans la Résistance, où il laissera d’ailleurs sa vie.

« Rome en un jour », Maria POURCHET (Gallimard-France)

« Paul était devant le poste, à mille lieues d’envisager qu’on pût lui réserver un anniversaire surprise fin juin, à lui, natif de février… » Sur le toit-terrasse d’un hôtel parisien, en attendant qu’on leur serve quelque chose à boire et que Paul apparaisse au bras de Marguerite, les invités prennent possession des lieux. Peu à peu, la soirée dérive loin du projet initial. A l’autre bout de la ville, Marguerite tente en vain de convaincre Paul de sortir sans dévoiler la surprise.

« Sombre dimanche », Alice ZENITER (Albin Michel-France)

Les Mandy habitent de génération en génération la même maison en bois posée au bord des rails près de la gare Nyugati à Budapest. Le jeune Imre grandit dans un univers mélancolique de non-dits et de secrets où Staline est toujours tenu pour responsable des malheurs de la famille.

« Voyage à Bayonne », Gaëlle BANTEGNIE (Gallimard-France)

Été 1998. Emmanuelle a entrepris de lire Leibniz dans l’ordre chronologique. Boris a toujours rêvé de visiter Pompéi. Emmanuelle aborde, crayon en main, le chapitre I du Discours de Métaphysique. Boris achète une tente Igloo. Emmanuelle resterait bien assise à son bureau pendant toutes les vacances… (suite)